N°2/ Février 2020 – Mémoire Vive

Copyright : Matteo Stefani

ÉDITO / MÉMOIRE VIVE

 Mettre au centre de la réflexion la notion de mémoire, c’est en réalité parler d’une infinité d’autres choses, au premier rang desquelles la question de la transmission, et celle de la souffrance, et de la relation que nous entretenons avec elle. Pourquoi est-ce si important ? Pourquoi est-ce qu’il est salutaire, à Marseille, de traiter et de tenter de comprendre ces questions ?
C’est parce qu’à la veille d’échéances électorales, les discours qui sont produits sur la ville et ses formes, sur ce qu’il faudrait y faire, évitent soigneusement de les aborder. On ne fait pas une campagne avec des traumatismes, et, de toute façon, ce serait sans doute considéré comme de la récupération. Pourtant, combien de mal le déni, les non-dits et la souffrance non reconnue peuvent engendrer, même si le temps passe et que les générations se succèdent. Quel héritage, quels souvenirs ont laissé les drames de Marseille dans son présent ?

Le présent numéro ne traite pas pour autant de l’effondrement ou du mensonge. L’idée est plutôt de revenir sur ce qu’est la mémoire, sur ses mécanismes, ses dimensions politiques, mais aussi individuelles, neurologiques, générationnelles. On vous parle de cerveau, d’identité, de mythes ou de famille, pour que le décryptage de ce qui est en train de se passer autour de nous, et de ce que nous en retiendrons, soit plus conscient.

Bonne lecture ! Les membres de La Zone

LES ARTICLES

MEMOIRE(S) EN QUESTION

« Un monument aux morts. Voilà ce sur quoi nos regards ne butent plus depuis des années que nous les contournons, observant parfois le travail d’un sculpteur inspiré par cette commande publique… »

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SARAH KORZEC

«  Sarah Korzec est une jeune artiste, qui étudie aux Beaux-Arts d’Aix, et travaille et vit à Marseille. Au départ de la rencontre avec Sarah, une recherche, un travail sur la mémoire du quartier du Panier, et sur le rôle des récits familiaux dans la construction de l’identité des individus… »

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LE PANIER : ENQUETE SUR UNE MEMOIRE PEU REPANDUE

« La petite Naples, c’est l’actuel quartier du Panier, situé au nord du Vieux-Port. Suite à la rafle, puis au dynamitage des immeubles du quartier à partir du 1er février 43… »

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LA CHRONIQUE ANACHRONIQUE DE PATRICE GAUTHIER :
LE PANIER

« Même si c’est un lieu commun, la ville de Marseille ne laisse personne indifférent. C’est toujours avec passion qu’on l’aime ou qu’on la déteste. En ce qui me concerne, je n’ai jamais vraiment réussi à m’en éloigner tant ce qui me relie à elle tient du cordon ombilical. »

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DEUX HIPPOCAMPES POUR UN VORTEX

 « Je suis né à Aubagne et je suis capricorne, rien de très reluisant. De ma naissance jusqu’à mes 3 mois, j’ai vécu à Marseille. Et j’ai déménagé. »

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